DEUX LANGUES AVANT TROIS ANS?

Avant 3 ans ?

Les 3 premières années, sont propices à l’apprentissage des langues en raison de la plasticité et des capacités d’adaptation du cerveau des tout petits, qui en plus à cet âge, reproduisent les sons facilement, ce qui permet d’adopter rythmique et accents toniques d’une langue et donc son accentuation. Il est prouvé qu’être confronté à deux langues (de manière qualitative et quantitative) n’altère en rien le développement du langage même si ces deux langues ne s’acquièrent pas nécessairement au même rythme. Il faut aussi savoir que la langue la mieux maîtrisée dépend du contexte dans lequel l’enfant l’utilise, dont — entre autres — ses interlocuteurs et le lien qui les unit à lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà des mots!

La plupart des enfants bilingues a acquis cette capacité de manière naturelle en ayant grandi entourée de parents parlant deux langues différentes. Ce bilinguisme n’est pas planifié : il s’installe naturellement et bonne nouvelle, c’est tout bénéfice pour les enfants même si au départ on pourrait craindre un retard du développement du langage. Il a été prouvé que non seulement les enfants bilingues ne présentaient pas de retard de développement, mais qu’en plus, leurs capacités attentionnelles étaient accrues, tout comme leur capacité d’apprentissage d’une troisième ou d’une quatrième langue. Mais surtout il a été découvert que le fait de connaitre et parler plusieurs langues ralentit l’apparition de certaines dégénérescences neurologiques à l’âge adulte !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Planifié ?

De plus en plus de parents, soucieux de l’avenir de leur enfant souhaitent initier leur enfant au bilinguisme le plus tôt possible : pour cela ils l’inscrivent dans une école où l’on pratique l’immersion ou ils diversifient (quand c’est possible) les langues à la maison. Pourquoi pas, mais il faut rappeler qu’il est aussi possible de devenir bilingue sans avoir été éveillé à une autre langue tout bébé… Comme l’ont fait font bon nombre de bilingues ! L’immersion est un atout, mais pas une obligation… D’autant qu’elle peut aussi entrainer quelques soucis si aucun des parents ne pratique la langue de la scolarité de l’enfant. Comment pourront-ils l’accompagner et le soutenir dans ses études ? Et lorsque l’on décide de proposer l’immersion, pourra-t-on la prolonger durant toute la scolarité ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Y a pas qu’à !

Pour développer une langue, il faut un apport linguistique suffisant, dans différentes situations créant du lien entre l’enfant et son interlocuteur : il faut de l’interaction.La langue, quelle qu’elle soit, doit avoir un sens, elle doit permettre le lien entre l’enfant et l’autre. Il faut aussi ajouter qu’il est inutile, voire maladroit, d’essayer de parler à l’enfant dans une langue que l’on ne maitrise pas parfaitement : ce qu’entend l’enfant doit être juste et précis sinon ce sera contre-productif ! Par contre, raconter des histoires à l’enfant dans la langue qu’on lui parle, lui faire lire des livres dans cette langue écrite sera plus que profitable tant pour le développement du vocabulaire et de la syntaxe, mais également pour l’apprentissage de la culture liée à cette langue.

Pr. Arnaud SZMALEC, Psycholinguiste UCL
Quels sont les avantages du bilinguisme à court et à long terme ?
Pr. Arnaud SZMALEC, Psycholinguiste UCL
Pourquoi pensait-on avant que le bilinguisme entrainait des retards de dévellopement ?
Pr. Arnaud SZMALEC, Psycholinguiste UCL
Peut-on apprendre une langue en regardant la télévision dans celle langue ?
Pr. Arnaud SZMALEC, Psycholinguiste UCL
Le bilinguisme peut-il aider dans le cas de trouble du langage ?
Pr. Arnaud SZMALEC, Psycholinguiste UCL
Quel est le meilleur moyen d’initier l’enfant au bilinguisme ?
Marie-France BOURNONVILLE, TMS consultation ONE
Nous parle de son expérience avec des familles dans lesquelles les parents parlent des langues différentes
Hello Bonjour!
La plupart des enfants bilingues a acquis cette capacité de manière naturelle en ayant grandi entourée de parents parlant deux langues différentes. Ce bilinguisme n’est pas planifié : il s’installe naturellement et bonne nouvelle, c’est tout bénéfice pour les enfants même si au départ on pourrait craindre un retard du développement du langage.

 

BILINGUE AU QUOTIDIEN

 

Devenir bilingue ?

La stratégie « un parent, une langue » où chaque parent parle sa langue maternelle à l’enfant permet un double bagage linguistique. Le souci peut être que l’enfant mette un peu plus de temps à acquérir le même niveau de vocabulaire, surtout si aucune de ces langues n’est celle parlée à l’extérieur de la maison (ce qui en fait du coup, 3 à maitriser en même temps.) La technique la plus « efficace » est celle d’une langue à la maison, l’autre à l’extérieur ». Les parents parlent leur langue maternelle lors d’échanges familiaux et laissent l’autre langue — souvent celle du pays ou de la région — être celle des contacts hors famille. On peut aussi viser une langue à la fois : on apprend à l’enfant la première langue c’est-à-dire celle qu’il aura le moins l’occasion de pratiquer hors de sa famille et on attend qu’elle soit ancrée et utilisée pour en introduire une autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rester !

Apprendre une autre langue c’est super, mais si l’enfant n’a jamais l’occasion de l’utiliser il ne restera pas bilingue… S’il a réellement besoin de deux ou de plusieurs langues, il jonglera avec chacune, sinon… il oubliera celle qu’il n’utilise pas. Parler sert à communiquer, à se faire comprendre, à se faire des amis, à jouer avec les autres… La langue est un outil pour l’enfant : il ne va pas garder cette compétence dormante ni l’entretenir au cas où… Faire des projets de bilinguisme pour l’enfant dépasse le fait de parler telle ou telle langue avec lui, il faut le mettre dans des situations intéressantes dans lesquelles il va pouvoir utiliser cette compétence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Héritage familial et affectif…

Un jour, il pourrait arriver que l’enfant décide soudainement de ne plus parler qu’une seule de ces langues, par exemple celle apprise à l’école, dans un souci d’intégration, pour ne pas se sentir différents des autres. Ce n’est pas un effet du bilinguisme, c’est le nécessaire sentiment de se sentir conforme. Enfin, il peut aussi arriver en cas de conflit familial que l’enfant refuse de parler la langue du parent avec lequel il est en délicatesse pour lui faire remarquer sa colère ou rejeter son autorité. D’une certaine façon, il vaut toujours mieux pour les parents d’enfants bilingues avoir quelques notions de l’autre langue…

 

Christilla COUSSEMENT, Docteur consultation ONE
Nous parle de son expérience en consultation avec des enfants bilingues.
Christilla COUSSEMENT, Docteur consultation ONE
Parfois le bilinguisme scolaire peut poser question.
Fréderic Lecointe , Papa de Kaina- inscrite à l’école en néérlandais
Pourquoi avoir fait le choix d’inscrire Kaina dans une école en néérlandais?
Milena Blbulian, Maman de Noah, russophone et son compagnon parle l’arménien
Milena est russophone et son compagnon parle l’arménien, ils ont choisis pourquoi de parler chacun une langue différente à leur fils.
UNE LANGUE QUI EN DIT LONG
Un jour, il pourrait arriver que l’enfant décide soudainement de ne plus parler qu’une seule de ces langues, par exemple celle apprise à l’école, dans un souci d’intégration, pour ne pas se sentir différents des autres. Ce n’est pas un effet du bilinguisme, c’est le nécessaire sentiment de se sentir conforme.

 

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Documentation sur le sujet